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Le charme intemporel de la Honda CB 400 Four

Victor
30/07/2026 08:55 7 min de lecture
Le charme intemporel de la Honda CB 400 Four

Il y a des motos qui roulent, et puis il y a celles qui racontent une histoire. La Honda CB 400 Four en fait partie. Alors que les bolides d’aujourd’hui noient le conducteur sous les capteurs et les modes de conduite, cette machine des années 70 impose un retour aux sources : pas d’assistance, pas d’électronique invasive, juste un moteur qui respire, un guidon qui parle, une mécanique qu’on peut comprendre en ouvrant le capot. C’est une autre philosophie du voyage, une autre manière de rouler – et c’est précisément ça qui continue de capter l’attention des puristes.

La fiche technique d’une icône des années 70

Un quatre cylindres révolutionnaire pour sa taille

En 1975, Honda casse les codes en installant un moteur 4-cylindres en ligne sur une 400 cm³. Une prouesse technique à une époque où la concurrence alignait encore des deux ou trois cylindres sur des cylindrées équivalentes. Ce bloc délivre environ 37 chevaux à 8 500 tr/min, une puissance modeste en valeur absolue, mais remarquablement bien répartie. Le quatre en ligne offre une souplesse rare pour l’époque, avec un couple disponible dès les bas régimes et un aiguilleur qui monte en douceur vers la zone rouge. Cette compacité mécanique, couplée à un comportement routier précis, a fait de la CB 400 Four une référence pour les amateurs de conduite fluide et naturelle.

Pour restaurer une machine de cette trempe, dénicher des pièces détachées fiables comme celles proposées sur le site gmp-automobiles.com s’avère indispensable.

L’esthétique Super Sport : le collecteur 4-en-1

Impossible de passer à côté de son échappement latéral, ce collecteur 4-en-1 qui prend toute la largeur du côté droit. Ce n’est pas qu’un choix esthétique : il permet un équilibrage thermique et acoustique optimal, tout en libérant l’espace sous la selle. Il est devenu un symbole du style Super Sport des années 70, repris depuis par de nombreuses marques dans leurs gammes néo-rétro. Cette ligne épurée, combinée au réservoir galbé et aux jantes à rayons, donne à la CB 400 Four une élégance intemporelle. Ce n’est pas une moto agressive – c’est une moto qui impose le respect par sa sobriété.

  • ✅ Moteur quatre cylindres en ligne – une première dans sa catégorie
  • ✅ Châssis compact et équilibré – idéal pour la ville comme pour les routes sinueuses
  • ✅ Mécanique accessible – conçue pour être entretenue sans atelier industriel
  • ✅ Réservoir au galbe classique – reconnaissance immédiate par les connaisseurs
  • ✅ Sonorité unique – signature acoustique du quatre cylindres à haut régime

Performance et sensations au guidon de la CB 400 Four

Agilité urbaine et plaisir sur départementales

Malgré les standards d’aujourd’hui, la CB 400 Four reste étonnamment vivante en ville. Son poids contenu – autour de 185 kg – la rend légère au guidon, facile à manœuvrer même à basse vitesse. Le centre de gravité est bien placé, ce qui supprime cette sensation de lourdeur qu’on retrouve parfois sur les anciennes. Une fois lancée sur une route de campagne, elle dévoile toute sa vocation : une accélération linéaire, un moteur qui aime être sollicité, et une tenue de route sobre mais efficace. Ce n’est pas une moto faite pour pulvériser des chronos, mais pour savourer chaque virage, chaque passage de rapport.

La fiabilité légendaire du bloc Honda

Le quatre cylindres Honda de cette génération est réputé pour sa longévité, à condition d’avoir été régulièrement entretenu. Ces moteurs ont souvent tourné des centaines de milliers de kilomètres sans intervention majeure. La clé ? De la rigueur : vidange à l’heure, réglage des culbuteurs, surveillance du système d’allumage. Les premiers modèles, sortis entre 1975 et 1977, ont bénéficié d’une qualité de fabrication exceptionnelle, avec des tolérances serrées et des matériaux robustes. Résultat : beaucoup tournent encore aujourd’hui comme au premier jour – preuve que l’ingénierie japonaise de l’époque n’était pas qu’une question de performance, mais aussi de durabilité.

Cylindrée Puissance Poids à sec Vitesse maximale Période de production
408 cm³ 37 ch à 8 500 tr/min Environ 185 kg Environ 160 km/h 1975 à 1977

Réussir son achat en occasion et restaurer sa machine

Où dénicher une perle rare aujourd’hui ?

Trouver une CB 400 Four en bon état demande du flair. Beaucoup ont été maltraitées, exposées aux intempéries, ou laissées à l’abandon dans un garage humide pendant des décennies. Les annonces en ligne fourmillent de modèles revendiqués « en état de marche », mais il faut se méfier : un moteur qui démarre ne signifie pas qu’il tourne rond. L’inspection minutieuse est de mise. On vérifie en priorité le faisceau électrique – souvent rongé par le temps -, l’état du réservoir (la corrosion interne est fréquente), et le fonctionnement de la boîte de vitesses, qui peut être dure à passer si mal entretenue.

Le budget de restauration et les pièces de rechange

La bonne nouvelle ? Contrairement à d’autres icônes japonaises plus rares, les pièces détachées pour la CB 400 Four restent disponibles. On trouve encore des carbus, des joints de culasse, des échappements ou des compte-tours d’origine, neufs ou d’occasion. Le marché des pièces de rechange moto classiques est bien rodé, avec des fournisseurs spécialisés qui ravitaillent les restaurateurs du monde entier. Le coût d’une remise à niveau complète – moteur, suspension, carrosserie – peut facilement atteindre plusieurs milliers d’euros, mais c’est un investissement logique pour une machine qui ne se conduit pas, elle se collectionne.

La cote sur le marché des motos vintage

Les prix montent. Ce qui se vendait pour une poignée de centaines d’euros il y a dix ans atteint désormais des sommets. Une CB 400 Four d’origine, bien documentée et restaurée avec soin, peut franchir la barre des 4 500 €, voire plus si elle sort d’une collection privée. Ce n’est plus seulement une moto vintage : c’est un actif. Les collectionneurs de motos japonaises des seventies la considèrent comme un jalon, une étape incontournable dans une collection sérieuse. Et avec le retour en force du style rétro, poussé par des modèles comme les Yamaha XSR ou les Honda Neo Sports Café, la demande ne fait que croître.

Questions et réponses

Peut-on réellement utiliser une Honda CB 400 Four comme moto de tous les jours en 2026 ?

Oui, mais avec des réserves. Elle peut accomplir les trajets urbains et périurbains sans problème, à condition d’accepter une suspension ferme, une ergonomie vintage et une fiabilité qui dépend entièrement de son entretien. Pour une utilisation intensive ou par mauvais temps, mieux vaut opter pour un modèle plus récent.

Vaut-il mieux choisir une 400 Four ou sa grande sœur la 750 Four ?

Tout dépend de l’usage. La 400 est plus légère, plus facile à vivre au quotidien, et moins coûteuse à restaurer. La 750, plus puissante, impose un budget d’entretien plus élevé et un pilotage plus engagé. Pour un premier classique, la 400 reste le choix le plus serein.

Comment le récent engouement pour le néo-rétro impacte-t-il le prix des pièces d’origine ?

La demande pour les pièces d’origine a nettement augmenté, surtout pour les éléments esthétiques comme les phares, les comptes-tours ou les échappements d’origine. Cette tendance a fait grimper les prix, parfois de manière significative, sur les pièces rares ou en excellent état.

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